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Salbutamol et Automédication

Le Salbutamol est un candidat-médicament qui bénéficie d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) nominative dans la SMA. Une ATU nominative est délivrée par l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) à la demande d’un médecin prescripteur et permet à un patient (nommément désigné) d’utiliser ce traitement qui n’est pas encore disponible sur le marché pour cette indication et dont le rapport bénéfice/risque pourrait être favorable pour le patient.

C’est parce que le salbutamol a montré des effets positifs lors d’une étude pilote réalisée sur un petit nombre de patients atteints de SMA qu’il a obtenu une ATU nominative. Toutefois, compte tenu du manque de preuves d’efficacité du Salbutamol chez un plus grand nombre de patients atteints de SMA dans le cadre d’essais cliniques contrôlés, randomisés, ce candidat-médicament ne possède pas d’autorisation de mise sur le marché pour la SMA. Et comme il peut provoquer des effets secondaires potentiellement graves, il ne doit pas être pris sans surveillance médicale.

C’est pourquoi un protocole d’utilisation thérapeutique et de recueil d'information du salbutamol dans la SMA est actuellement en cours. Il permettra de surveiller étroitement les effets du salbutamol chez les personnes atteintes de SMA.

Se renseigner auprès de son médecin

La salbutamol est actuellemnt disponible sur le marché mais prendre un médicament par automédication, en attendant qu’un médicament soit mis sur le marché dans la SMA, peut constituer un risque pour sa santé.

Cette pratique ne peut en aucun cas se substituer à une consultation médicale. C’est votre médecin de la consultation spécialisée dans les maladies neuromusculaires qui vous suit qui sera le mieux placer pour répondre à toutes vos questions sur les traitements que vous pouvez prendre.

L’automédication, une pratique non sans risque

L'automédication, c’est le fait de prendre un traitement médicamenteux, sans prescription médicale. Bien que cette pratique se généralise de plus en plus (85% des Français y ont recours, surtout dans des situations bénignes), elle n’est pas sans danger. En effet, un médicament mal utilisé (mauvaise dose, mauvaise indication, mauvaise connaissance des effets secondaires, interaction avec d’autres médicaments…) peut être nocif et provoquer des complications parfois graves.

On se rappelle le « scandale du Médiator », un médicament antidiabétique indiqué dans le traitement du diabète de type 2 ; utilisé comme coupe-faim pour perdre du poids, il a provoqué la mort de centaines de personnes ainsi que des milliers d’hospitalisation.

Pas de traitement disponible sur le marché dans la SMA à ce jour

Pour être commercialisé, un traitement doit obtenir une autorisation de mise sur le marché par les autorités règlementaires françaises (Agence nationale de sécurité du médicament ou ANSM) ou européennes (Agence européenne du médicament ou EMA), autorisation que les agences réglementaires délivrent au vu d’un rapport bénéfice/risque suffisant, évalué dans le cadre d'essais cliniques, dans une indication thérapeutique précise.

 

Dans l’amyotrophie spinale proximale liée à SMN1 (SMA), si plusieurs candidats-médicaments sont en cours d’étude dans le cadre strict et surveillé d’essais cliniques , aucun traitement n’a, à ce jour, prouvé son absence de toxicité et son efficacité clinique, ni n’a reçu d’autorisation de mise sur le marché.

 

 

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